Lintransigeant Georges Bernanos (1888-1948) fut de ceux-là dont les hauts faits de plume plongÚrent dans les plaies de leur temps. Chrétien

" Le monde moderne, c'est nous ! ", s'exclamait Bernanos. Loin de se retrancher de la civilisation dont il condamne le matĂ©rialisme, l'Ă©crivain est... Lire la suite 8,96 € Neuf DĂ©finitivement indisponible " Le monde moderne, c'est nous ! ", s'exclamait Bernanos. Loin de se retrancher de la civilisation dont il condamne le matĂ©rialisme, l'Ă©crivain est sur tous les fronts la guerre d'Espagne, la montĂ©e du totalitarisme en Europe, la DeuxiĂšme Guerre mondiale. Dans l'univers romanesque qui est le sien, la rĂ©alitĂ© oscille entre deux pĂŽles, la saintetĂ© et la damnation. Les crĂ©atures les plus ordinaires y sont la proie du sacrĂ©, et leur aventure personnelle acquiert une dimension qui les dĂ©passe. Mais il n'en va pas autrement dans la vie. Bernanos nous rappelle, Ă  travers ses Ă©crits de combat, que l'Histoire est le lieu oĂč se joue le destin surnaturel de l'homme. " Une parole libre ", libre des modes, des idĂ©ologies et des systĂšmes, tel est ce que l'Ă©crivain revendique, afin d'accomplir sa vocation d'Ă©veilleur. Date de parution 20/10/1998 Editeur Collection ISBN 2-220-04296-0 EAN 9782220042961 Format Poche Nb. de pages 90 pages Poids Kg Dimensions 10,7 cm × 17,6 cm × 0,9 cm Biographie de Claire Daudin Normalienne, Claire DAUDIN a consacrĂ© sa thĂšse Ă  PĂ©guy et Bernanos. Elle est l'auteur de Alcools d'Apollinaire, aux Ă©ditions BrĂ©al 1998.

GeorgesBernanos : histoire d'un homme libre / Yves Bernanos, Jean-Pascal Hattu, réal., aut. ; Béatrice Thiriet, comp. ; Olivier Claverie, voix ; Gilles Bernanos, Pierre Gille, Florence Delay [et al.], participants / Paris : Real productions , 2019; Français, si vous saviez / Bernanos ; édition établie et préfacée par Pierre Gille / [Paris] : Gallimard , DL 2017 ; Sous le soleil de

Bateaux au jardin du Luxembourg. "In a higher world it is otherwise, but here below to live is to change, and to be perfect is to have changed often" Dans un monde supĂ©rieur, il en est autrement, mais ici-bas vivre, c’est changer ; ĂȘtre saint, c’est avoir beaucoup changĂ© », John Henry NEWMAN, An Essay on the Development of Christian Doctrine 1845, I, 1, 7 Ă©d. Green and Co, Longmans, Londres, 1878, p. 40. Vous ĂȘtes royaliste, disciple de Drumont – que mimporte ? Vous m’ĂȘtes plus proche, sans comparaison, que mes camarades des milices d’Aragon – ces camarades que, pourtant, j’aimais », Ă©crivit Simone Weil Ă  Bernanos aprĂšs avoir lu Les Grands cimetiĂšres sous la lune Correspondance inĂ©dite CI t. II, p. 203-204. Elle exprimait ainsi l’un des paradoxes de Bernanos. ProfondĂ©ment catholique, il n’hĂ©site pas Ă  dĂ©noncer violemment les choix de l’église d’Espagne et l’ignoble Ă©vĂȘque de Majorque » CI, t. II, p. 170 qui bĂ©nit le massacre des rĂ©publicains en 1937, l’église italienne qui approuve Mussolini pour conserver ses privilĂšges et l’ordre », le clergĂ© français timide durant la guerre. Admirateur de Drumont, il condamne l’antisĂ©mitisme en 1939, membre de l’Action française aprĂšs avoir Ă©tĂ© Camelot du Roi, il la quitte non sans souffrance lorsque Rome la condamne, acceptant mĂȘme de se brouiller dĂ©finitivement avec Maurras, et se rallie Ă  l’appel du 18 juin quand la plupart de ses anciens compagnons prennent le parti du marĂ©chal PĂ©tain. Royaliste, il titrait un article en novembre 1944 Je crois Ă  la RĂ©volution », poursuivant On me reproche parfois de trop parler de rĂ©volution. Mais ce n’est pas d’en parler qu’on me blĂąme ; on ne me pardonne pas d’y croire. Et j’y crois parce que je la vois. Je la vois partout dans le monde, mais je la vois plus clairement dans mon propre pays, parce qu’il y a commencĂ© plus tĂŽt, et c’est le gĂ©nĂ©ral de Gaulle qui l’a faite » Écrits et Ɠuvres de combat EEC, p. 939. Son second roman, L’imposture fut saluĂ© par Malraux comme par Antonin Artaud qui lui Ă©crivit alors Votre “mort du curĂ© Chevance” m’a donnĂ© une des Ă©motions les plus tristes et les plus dĂ©sespĂ©rĂ©es de ma vie. 
 Rarement chose ou homme m’a fait sentir la domination du malheur, rarement j’ai vu l’impasse d’une destinĂ©e farcie de fiel et de larmes, coincĂ©e de douleurs inutiles et noires comme dans ces pages dont le pouvoir hallucinatoire n’est rien Ă  cĂŽtĂ© de ce suintement de dĂ©sespoir qu’elles dĂ©gagent » et reconnaĂźt en lui un frĂšre en dĂ©solante luciditĂ© » cf. Georges Bernanos Ă  la merci des passants, Jean-Loup Bernanos, p. 194-195. Il est en revanche traitĂ© plus bas que terre par nombre de chrĂ©tiens » qui le vouent sans hĂ©siter aux gĂ©monies lorsque ses Ɠuvres ne correspondent pas Ă  l’idĂ©e que l’on se fait habituellement de la production d’un Ă©crivain catholique. Sur le plan littĂ©raire, peut-on parler d’une fidĂ©litĂ© de l’écrivain ? Romancier, il se transforme en pamphlĂ©taire Ă  partir de 1936, renonçant Ă  la joie de laisser se lever les personnages que son imagination faisait surgir. Et que dire des innombrables dĂ©mĂ©nagements de la famille Bernanos, non seulement en France mais Ă  Majorque, au Paraguay, Ă©tape pour le BrĂ©sil, puis en Tunisie, parce que la France de l’aprĂšs-guerre lui est insupportable ? Quelle fidĂ©litĂ© unifiait donc cet homme, dont les choix apparemment contradictoires laissĂšrent souvent perplexes ceux qui ne le connaissaient que par la rumeur, quand Jean de FabrĂšgues, au contraire, pouvait Ă©crire Non, Bernanos n’avait pas changĂ© il Ă©tait restĂ© fidĂšle Ă  lui-mĂȘme, Ă  tout lui-mĂȘme, Ă  ce que les partis, la droite et la gauche, se partageaient, se disputaient
 C’était lui, en vĂ©ritĂ©, qui restait le mĂȘme, qui restait fidĂšle tel au dernier jour que nous l’avions connu au premier, tel en ces derniers mois qu’à l’époque du Soleil de Satan, ou, plus loin encore, de l’Avant-Garde de Rouen, fidĂšle Ă  son “rĂȘve”, Ă  son Ăąme » Bernanos tel qu’il Ă©tait, Mame, 1963 ? Sans doute une des clefs de lecture se situe-t-elle dans l’idĂ©e que Bernanos se faisait de son mĂ©tier d’écrivain. Le mĂ©tier littĂ©raire ne me tente pas », Ă©crit-il dĂ©jĂ  en 1919, il m’est imposĂ©. C’est le seul moyen qui m’est donnĂ© de m’exprimer, c’est-Ă -dire de vivre. Pour tous une Ă©mancipation, une dĂ©livrance de l’homme intĂ©rieur, mais ici quelque chose de plus la condition de ma vie morale. Nul n’est moins art pour art, nul n’est moins amateur que moi. C’est pourquoi le mal est sans remĂšde. En enterrant ma vocation, on m’enterre avec elle, et les idĂ©es dont je vis » CI, t. I, p. 167. Bien avant que le Soleil de Satan ne rĂ©vĂšle le romancier, il vit son mĂ©tier comme une vocation – vocatus », et cette perspective domine toute sa vie. Il prĂ©cise en 1943 Le bon Dieu doit m’appeler chaque fois qu’il a besoin de moi et beaucoup de fois, et sur un ton comminatoire ! Alors je me lĂšve en rechignant et sitĂŽt la besogne faite, je retourne Ă  ma vie trĂšs ordinaire » CI, t. II, p. 503. C’est pour ĂȘtre fidĂšle Ă  cette vocation, Ă  cet appel que Bernanos quitte le mĂ©tier d’assureur aprĂšs le succĂšs du Soleil de Satan, qu’il abandonne le roman pour les Ɠuvres de combat, Ă©crivant le 14 mars 1937 Il est vraiment providentiel que je sois venu ici, Ă  Majorque. J’ai compris. Je tĂącherai de faire comprendre » et ce sera le brasier des Grands CimetiĂšres sous la lune, qu’il s’exile volontairement en 1938, lorsque l’air » devient si rarĂ©fiĂ© » en Europe qu’il ne porte pas une parole libre » CI, t. II, p. 598 sq., lui faisant dire Je ne veux pas risquer de me damner ». Bernanos prend tous les moyens pour ĂȘtre fidĂšle Ă  cette vocation dont il affirmait qu’elle Ă©tait plus exigeante pour lui que les vƓux d’un religieux. Risquer la critique n’est alors que le moindre des risques Qu’est-ce que je risque ? Mon prestige ? Il est Ă  votre disposition, s’il m’en reste. J’ai eu du prestige, comme tout le monde 
. Depuis la publication des Grands CimetiĂšres, par exemple, celui que je tenais de la Critique s’est dissipĂ© en fumĂ©e, la Critique fait autour de moi un silence que je voudrais croire auguste » Les Enfants humiliĂ©s, EEC, t. I, p. 874. La pauvretĂ© dans laquelle Bernanos a toujours vĂ©cue est Ă  ses yeux la stricte consĂ©quence de cette fidĂ©litĂ©. Bernanos est toujours Ă  la recherche du pain de chaque jour pour les siens. DĂ©vorĂ© par la mission Ă  remplir, il refusera toujours de faire carriĂšre. Les critiques lui prĂ©disent le succĂšs, les honneurs Bernanos n’en veut pas. Par trois fois il refusera la LĂ©gion d’honneur, en 1927, 1928, 1946 ; il refuse d’entrer Ă  l’AcadĂ©mie française, dĂ©cline les postes de ministre que lui propose de Gaulle Ă  la LibĂ©ration. Ses livres se vendront toujours bien ; en administrant prudemment ses biens, il aurait pu mettre les siens Ă  l’abri du besoin et des imprĂ©vus. Mais l’argent file entre ses doigts. Il se consacre Ă  l’écriture comme n’importe quel travailleur Ă  son mĂ©tier quotidien La maison Plon, avec une sollicitude carnassiĂšre, me rĂ©tribue page par page. Pas de page, pas de pain. 
 [Q]uand le soir vient, j’ose Ă  peine me moucher, de peur de trouver ma cervelle dans mon mouchoir » CI, t. II, p. 50, Ă©crivant tout le jour dans des cafĂ©s pour ne pas oublier la rĂ©alitĂ© des visages humains et ne pas se laisser emporter par le rĂȘve cf. Les Grands CimetiĂšres sous la lune, EEC, t. I, p. 354, au moins tant qu’il est en Europe. La solitude de ses annĂ©es brĂ©siliennes n’en sera que plus grande. La plupart de ses dĂ©mĂ©nagements, sinon tous, dĂ©riveront de cette pauvretĂ©, Bernanos espĂ©rant chaque fois pouvoir faire vivre sa famille sinon mieux, du moins de maniĂšre dĂ©cente. Car il lui faut bien souvent supplier Plon, son Ă©diteur, de lui envoyer quelque subside Je ne peux plus vivre sur des avances, et ne possĂ©dant pas un seul “pĂ©tard” comme disait RenĂ© de Chateaubriand il faut tout de mĂȘme que je sache si je puis vivre au jour le jour de mon mĂ©tier, mĂȘme si je devais m’aider de collaborations rĂ©guliĂšres Ă  des journaux. Si la maison Plon ne peut ou ne veut rien dans ce sens, qu’elle me laisse un dĂ©lai raisonnable pour le remboursement 
 et qu’elle me permette de m’adresser ailleurs » CI, t. I, p. 535. Jusqu’à sa mort il connaĂźtra le combat du pĂšre de famille en quĂȘte de la subsistance de sept personnes ou plus. Combat torturant, car sa vocation de pĂšre n’est jamais opposĂ©e Ă  celle d’écrivain elles sont deux aspects de sa vocation de chrĂ©tien. Il n’est pas l’homme de lettres » qui s’isole pour faire son Ɠuvre ; il connaĂźt, au contraire, la difficultĂ© des dĂ©parts, les maisons inconfortables, les meubles cassĂ©s, la perte des manuscrits et des objets auxquels on s’attache, les angoisses nĂ©es des maladies, des accidents. Il n’a rien d’un exaltĂ© qui entraĂźne sa famille dans de folles Ă©quipĂ©es, Ă  la poursuite d’un rĂȘve personnel. De LĂ©on Bloy, il Ă©crira ceci, qui semble le dĂ©crire personnellement Comme son brave homme de pĂšre, il Ă©tait certainement nĂ© pour une carriĂšre tranquille ... couronnĂ©e par la retraite. ... Mais LĂ©on Bloy Ă©tait appelĂ© – vocatus – et il a retirĂ© ses pantoufles, il est parti pour une vie de crĂšve-la-faim, presque sans s’en apercevoir » Dans l’amitiĂ© de LĂ©on Bloy, 1946. Le bon Dieu ne m’a pas mis une plume dans les mains pour rigoler avec » CI, t. II, p. 47. C’est par rapport Ă  Dieu qu’il se situe lorsqu’il entreprend une Ɠuvre Si je me sentais du goĂ»t pour la besogne que j’entreprends aujourd’hui, le courage me manquerait probablement de la poursuivre, parce que je n’y croirais pas » Les Grands CimetiĂšres, EEC, t. I, p. 353, comme lorsqu’il est affrontĂ© au dĂ©mon de [s]on cƓur » le À quoi bon ? » qui lui ferait abandonner la lutte, aussi bien dans la vie que dans l’écriture. Car le premier devoir d’un Ă©crivain est d’écrire ce qu’il pense, coĂ»te que coĂ»te. Ceux qui prĂ©fĂšrent mentir n’ont qu’à choisir un autre mĂ©tier – celui de politicien, par exemple. Écrire ce qu’on pense ne signifie nullement Ă©crire sans rĂ©flexion ni scrupule tout ce qui vous passe par la tĂȘte. 
 La vĂ©ritĂ© m’a prise au piĂšge, voilĂ  tout. En Ă©crivant un livre comme Les Grands CimetiĂšres sous la lune, je me suis trop engagĂ© dans la vĂ©ritĂ©. Je n’en pourrais sortir dĂ©sormais, mĂȘme si je le voulais » Le Chemin de la Croix-des-Âmes, EEC, t. II, p. 675. L’Ɠuvre de Bernanos est donc avant tout une quĂȘte de la vĂ©ritĂ©. Il lui voue sa vie et essaie de trouver, par un approfondissement constant de la rĂ©flexion, une simplification de l’ĂȘtre et de l’écriture. Pour moi le meilleur moyen d’atteindre la vĂ©ritĂ©, c’est d’aller au bout du vrai quels qu’en soient les risques », Ă©crit-il dans Le Chemin de la Croix-des-Âmes. Il lui fallut parfois un beau courage que l’on pense, outre aux injures et insultes qu’il essuya souvent, Ă  ce qu’il fallait de conscience et de dĂ©termination pour tĂ©moigner non aprĂšs mais durant la guerre d’Espagne, alors qu’il Ă©tait aux premiĂšres loges, Ă  Palma de Majorque. Il fut au reste victime de deux tentatives d’attentat qui Ă©chouĂšrent, heureusement, mais Ă©crivit Ă  une de ses niĂšces Il paraĂźt que cette canaille de Franco a mis ma tĂȘte Ă  prix, et dĂ©lĂ©guĂ© ses meilleurs exĂ©cuteurs. Donc, si tu apprends que je me suis tuĂ© en jouant avec une arme Ă  feu, Ă©tant un peu saoul, ne le crois pas, et dĂ©fends ma mĂ©moire ! CI, t. III, p. 311. En 1940 il Ă©crit Les milieux catholiques m’ont donnĂ© ce qu’ils peuvent donner Ă  qui ne les flatte pas – rien. Ils n’ont Ă©videmment rien Ă  dire Ă  un Ă©crivain qui, aprĂšs le Soleil comme aprĂšs le Journal d’un curĂ© de campagne, a sacrifiĂ© deux fois les profits matĂ©riels d’un trĂšs grand succĂšs Ă  ce qu’il croyait son devoir, perdu deux fois, volontairement, un immense public dont, avec quelques concessions, il pouvait tirer honneur et fortune CI, t. II, p. 294-295. L’Ɠuvre romanesque et l’Ɠuvre de combat relĂšvent en fait d’une mĂȘme pensĂ©e il s’agit pour Bernanos de dire chaque fois tout ce que je pense, avec toute la force dont je suis capable » Le Chemin de la Croix-des-Âmes, EEC, t. II, p. 661. Le Soleil de Satan naĂźt de la guerre » Le crĂ©puscule des vieux, p. 65, de l’aveu mĂȘme de Bernanos La guerre m’a laissĂ© ahuri, comme tout le monde, de l’immense disproportion entre l’énormitĂ© du sacrifice et la misĂšre de l’idĂ©ologie proposĂ©e par la presse et les gouvernements
 Et puis encore, notre espĂ©rance Ă©tait malade, ainsi qu’un organe surmenĂ©. La religion du ProgrĂšs, pour laquelle on nous avait poliment priĂ©s de mourir, est en effet une gigantesque escroquerie Ă  l’espĂ©rance. 
 Eh bien ! j’ai cette fois encore fait comme tout le monde. J’ai dĂ©mobilisĂ© mon cƓur et mon cerveau. J’ai cherchĂ© Ă  comprendre » Ibid., p. 28. Je savais que ce n’étaient pas les grandes choses, c’étaient les mots qui mentaient. La leçon de la guerre allait se perdre dans une immense gaudriole. 
 Qu’aurais-je jetĂ© en travers de cette joie obscĂšne, sinon un saint ? À quoi contraindre les mots rebelles, sinon Ă  dĂ©finir, par pĂ©nitence, la plus haute rĂ©alitĂ© que puisse connaĂźtre l’homme aidĂ© de la grĂące, la SaintetĂ© ? » Ibid., p. 68. Toute l’Ɠuvre Ă  venir se trouve dĂ©jĂ  dans les principes qui prĂ©sident Ă  la crĂ©ation de ce roman la saintetĂ© et l’ordre surnaturel du monde, le poids de vĂ©ritĂ© qu’il s’agit de rendre aux mots, la lutte contre les idĂ©ologies – en particulier contre l’imposture du ProgrĂšs –, la figure centrale de l’enfance bafouĂ©e Mouchette et ignorante d’elle-mĂȘme etc. Les modalitĂ©s n’en sont ensuite que secondaires, dans la mesure oĂč elles sont subordonnĂ©es Ă  une certaine idĂ©e de la condition de l’homme » indissoluble pour lui d’une vision catholique du rĂ©el », selon le titre d’une confĂ©rence faite en 1927 Ă  Bruxelles cf. Le crĂ©puscule des vieux. Il y a 
 longtemps, affirme-t-il en 1943, que je crois qu’un vĂ©ritable Ă©crivain n’est que l’intendant et le dispensateur de biens qui ne lui appartiennent pas, qu’il reçoit de certaines consciences pour les transmettre Ă  d’autres, et s’il manque Ă  ce devoir, il est moins qu’un chien. – Ceci, selon moi, n’est qu’un aspect de cette coopĂ©ration universelle des Ăąmes que la thĂ©ologie catholique appelle la Communion des saints. Que ce nom de saints, ne vous fasse pas peur, si vous n’ĂȘtes pas chrĂ©tien !... Il est pris ici dans son sens Ă©vangĂ©lique. C’est le pseudonyme de bonne volontĂ©. – » CI, t. II, p. 510-511. Bernanos reconnaĂźt bien volontiers qu’il a reçu beaucoup de son enfance, Ă  laquelle il est toujours redevable Quant Ă  mes livres, ce qu’ils ont de bon vient de trĂšs loin, de ma jeunesse, de mon enfance, des sources profondes de mon enfance » CI, t. II, p. 502. Ne disait-il pas dĂ©jĂ  dans Les Grands CimetiĂšres sous la lune Qu’importe ma vie ! Je veux seulement qu’elle reste jusqu’au bout fidĂšle Ă  l’enfant que je fus. Oui, ce que j’ai d’honneur et ce peu de courage, je le tiens de l’ĂȘtre aujourd’hui pour moi mystĂ©rieux qui trottait sous la pluie de septembre, Ă  travers les pĂąturages ruisselants d’eau 
 de l’enfant que je fus et qui est Ă  prĂ©sent pour moi comme un aĂŻeul. EEC, t. I, p. 404. Les hĂ©ros bernanosiens se prĂ©sentent tous le curĂ© de Lumbres doit acquĂ©rir durement cette qualitĂ© comme des enfants. Jeunes pour la plupart, ils en ont gardĂ© la fraĂźcheur peut-ĂȘtre, l’innocence, la capacitĂ© de s’émerveiller et de faire confiance, parfois accompagnĂ©e d’une certaine maladresse devant les puissants, ceux qui rĂ©ussissent dans la vie. N’est-ce pas au reste ce que leur entourage reproche Ă  Chantal dans La Joie, au curĂ© d’Ambricourt dans Le CurĂ© de campagne, Ă  Constance dans les Dialogues des CarmĂ©lites ? La gaietĂ© des saints qui nous rassure par une espĂšce de bonhomie familiĂšre n’est sĂ»rement pas moins profonde que leur tristesse, mais nous la croyons volontiers naĂŻve, parce qu’elle ne laisse paraĂźtre aucune recherche, aucun effort, ni ce douloureux retour sur soi-mĂȘme qui fait grincer l’ironie de MoliĂšre au point prĂ©cis oĂč l’observation des ridicules d’autrui s’articule Ă  l’expĂ©rience intime », lit-on dans La Joie OR, p. 599. Chantal ne se prĂ©occupe pas de sa vie, qu’elle voit toute petite », alors que son entourage se demande ce qu’elle fera demain. Mais c’est qu’il n’y a pas de demain pour elle l’important est Ă  ses yeux de faire parfaitement les choses faciles » OR, p. 558, de se donner Ă  chaque instant sans rĂ©serve Beaucoup d’ĂȘtre se sacrifient, qui n’auraient pas le courage de se donner » OR, p. 586. Il serait faux en effet de penser que Bernanos, tel les romantiques, regrette le temps de l’enfance. Elle est pour lui devant et non derriĂšre Si je marche Ă  ma fin, comme tout le monde », Ă©crit-il, c’est le visage tournĂ© vers ce qui commence, qui n’arrĂȘte pas de commencer, qui commence et ne se recommence jamais, ĂŽ victoire ! » Les Enfants humiliĂ©s, EEC, t. I, p. 107. L’abbĂ© Chevance, dans L’imposture, est tout aussi enfant que sa fille spirituelle, Chantal, malgrĂ© son grand Ăąge. Bernanos n’écrit-il pas Dans l’état prĂ©sent du monde, devenir un vieillard est presque aussi difficile que de devenir un Saint. Vous croyez qu’on entre dans la vieillesse par anciennetĂ©, imbĂ©ciles ! Vous n’ĂȘtes pas des vieillards, vous ĂȘtes des vieux, des retraitĂ©s » Français si vous saviez
, EEC, t. II, p. 201-202 ? La vĂ©ritable vieillesse est un accueil du jour fidĂšle Ă  l’enfance. Lui-mĂȘme avoue ailleurs J’ai perdu l’enfance, je ne pourrais la reconquĂ©rir que par la saintetĂ© » CI, t. II, p. 503. L’enfance est avant tout une confiance en l’avenir, une maniĂšre de vivre l’aujourd’hui sans s’inquiĂ©ter du lendemain ni se laisser appesantir par le passĂ©, sans se laisser arrĂȘter ou seulement ralentir par la peur. Or Bernanos est sujet, depuis l’enfance, Ă  de terribles crises d’angoisse. On sait qu’il tira un jour un coup de carabine sur le miroir qui le reflĂ©tait ; on se souvient moins, souvent, qu’il vĂ©cut la guerre des tranchĂ©es, ce petit espace de quelques lieues carrĂ©es, grouillant de moribonds » CI, t. I, p. 104, fut enterrĂ© vivant sous un obus durant la guerre et resta plusieurs minutes terribles sous l’avalanche de terre et de fer », suspendu entre vie et mort ; qu’en 1923 une perforation intestinale, aggravĂ©e d’un abcĂšs, d’une infection des reins, d’une cystite, le cloua le ventre entrouvert » prĂšs de deux mois sans antibiotiques, Ă©videmment ; que deux accidents de moto le laisseront infirme
 Choisir la vie », selon le prĂ©cepte biblique, n’est donc pas un vain mot pour lui. Est-il inconvenant de penser que la description si prĂ©gnante qu’il fit bien souvent du suicide 12 dans ses Ɠuvres romanesques ! dĂ©rive aussi de pensĂ©es qui l’assaillirent parfois, mĂȘme s’il les refusait aussitĂŽt ? Lorsqu’il Ă©crit Il est peu d’hommes qui, Ă  une heure de la vie, honteux de leur faiblesse ou de leurs vices, incapables de leur faire front, d’en surmonter l’humiliation rĂ©demptrice, n’aient Ă©tĂ© tentĂ©s de se glisser hors d’eux-mĂȘmes, Ă  pas de loup, ainsi que d’un mauvais lieu » Les enfants humiliĂ©s, EEC, t. I, p. 831, il ne parle pas que des autres, il sait le poids de l’ĂȘtre et ce qu’est la tentation du dĂ©sespoir » Sous le Soleil de Satan, titre de la PremiĂšre partie, chap. 1, OR, p. 116 sq.. Bernanos Ă©tait dans la vie un homme trĂšs gai il avoue fuir la compagnie de ses enfants pour travailler non parce que leur bruit le gĂȘne, mais parce qu’il a toujours envie d’aller jouer avec eux, et son rire Ă©tait contagieux ; il n’est pas question d’en faire un Ă©crivain dĂ©primĂ© qui cultiverait le noir et Ă©crirait pour se dĂ©fouler. Il Ă©tait tout au contraire un homme qui aimait passionnĂ©ment la vie et le doux Royaume de la Terre ». C’est pourquoi il pouvait parler d’ un dĂ©sespoir inflexible qui n’est peut-ĂȘtre que l’inflexible refus de dĂ©sespĂ©rer. Je viens d’écrire ce mot de dĂ©sespoir par dĂ©fi. Je sais parfaitement qu’il ne signifie plus rien pour moi. Autre chose est de souffrir l’agonie du dĂ©sespoir, autre chose le dĂ©sespoir lui-mĂȘme. 
 [L]’espĂ©rance est une victoire, et il n’y a pas de victoire sans risque. Celui qui espĂšre rĂ©ellement, qui se repose dans l’espĂ©rance, est un homme revenu de loin, de trĂšs loin, revenu sain et sauf d’une grande aventure spirituelle, oĂč il aurait dĂ» mille fois pĂ©rir. ... Celui qui, un soir de dĂ©sastre, piĂ©tinĂ© par les lĂąches, dĂ©sespĂ©rant de tout, brĂ»le sa derniĂšre cartouche en pleurant de rage, celui-lĂ  meurt, sans le savoir, en pleine effusion de l’espĂ©rance. ... Si j’ai les Ɠuvres de l’espĂ©rance, l’avenir le dira. L’avenir dira si chacun de mes livres n’est pas un dĂ©sespoir surmontĂ©. Le vieil homme ne rĂ©sistera pas toujours ; le vieux bĂątiment ne tiendra pas toujours la mer ; il suffit bien qu’il puisse se maintenir jusqu’à la fin debout Ă  la lame, et que celle qui le coulera soit aussi celle qui l’aura levĂ© le plus haut » Français, si vous saviez
, EEC, t. II, p. 1174. L’espĂ©rance, vertu de qui a traversĂ© l’épreuve, caractĂ©rise les personnages bernanosiens tout autant que de leur crĂ©ateur. Comme lui, ils savent que [p]our rencontrer l’espĂ©rance, il faut ĂȘtre allĂ© au delĂ  du dĂ©sespoir. Quand on va jusqu’au bout de la nuit, on rencontre une autre aurore. 
 L’espĂ©rance est une vertu, virtus, une dĂ©termination hĂ©roĂŻque de l’ñme. La plus haute forme de l’espĂ©rance, c’est le dĂ©sespoir surmontĂ© » La LibertĂ© pour quoi faire ?, EEC, t. II, p. 1262-1263. L’espĂ©rance est un risque Ă  courir », comme l’avenir lui-mĂȘme, [e]lle est la plus grande et la plus difficile victoire qu’un homme puisse remporter sur son Ăąme » La Liberté , p. 1315. Bernanos tenait ainsi particuliĂšrement au chapitre du Journal racontant la rencontre entre le lĂ©gionnaire et le curĂ© d’Ambricourt, oĂč celui-ci connaĂźt le risque bĂ©ni de la jeunesse et reçoit la rĂ©vĂ©lation de l’amitiĂ© Le chapitre que je viens d’écrire, je l’avais sur le cƓur, depuis des mois, presque depuis la premiĂšre ligne de mon livre ». Il prĂ©cise immĂ©diatement Ce n’est pas qu’il vaut mieux que les autres, mais de tous mes bouquins celui-ci est certainement le plus testamentaire. Pour que l’obscur sacrifice de mon hĂ©ros soit parfait, je veux qu’il ait aimĂ©, et compris, Ă  une minute de sa vie, ce que j’ai tant aimĂ© moi-mĂȘme. J’avais besoin d’un grand matin triomphal, et de la parole d’un soldat » CI, t. II, p. 120. Ses personnages connaissent aussi bien la vertu de l’espĂ©rance que ses difficultĂ©s. Si Chantal et l’abbĂ© Chevance, saints lumineux, vivent comme naturellement en elle, ils agonisent pourtant dans des tentations proches du dĂ©sespoir et ont besoin de la compassion d’autrui pour la surmonter. Un bref dialogue de La Joie OR, p. 675 en rend l’essentiel J’ai trop mĂ©prisĂ© la peur, avouait-il un jour, j’étais jeune, j’avais le sang chaud. Comment ! C’est vous qui parlez ainsi, s’était-elle Ă©criĂ©e, vous ? Est-ce que vous allez faire entrer la peur dans le paradis ? 
 Pas si vite ! Pas si vite ! En un sens, voyez-vous, la peur est tout de mĂȘme la fille de Dieu, rachetĂ©e la nuit du Vendredi saint. Elle n’est pas belle Ă  voir – non ! – tantĂŽt raillĂ©e, tantĂŽt maudite, renoncĂ©e par tous
 Et cependant, ne vous y trompez pas elle est au chevet de chaque agonie, elle intercĂšde pour l’homme. » L’espĂ©rance est pour Bernanos non pas le contraire de la peur, mais l’inverse du rĂȘve J’ai mis trente ans Ă  reconnaĂźtre que je n’avais rien, absolument rien. Ce qui pĂšse dans l’homme, c’est le rĂȘve
, affirme Chevance dans La Joie OR, p. 615. Elle est la vertu des forts, de ceux qui choisissent de renoncer aux illusions, aux mensonges sur autrui comme sur soi-mĂȘme. Ainsi l’abbĂ© Chevance reprend-il fermement, presque violemment, le menteur et le pĂ©cheur lorsqu’ils s’attaquent Ă  Dieu et Ă  eux-mĂȘmes c’est tout un Vous avez Ă©tĂ© cruelle exprĂšs, comprenez-vous ? C’est comme si vous aviez tuĂ© votre Ăąme, pour en finir, d’un seul coup » L’imposture, OR, p. 491. L’imposture, qui prĂ©cĂšde La Joie et en constitue le premier volet, prĂ©sente de maniĂšre poignante l’inverse de ces enfants » que sont les saints. Bernanos y critique la mĂ©diocritĂ© des gens d’Église pactisant avec l’esprit du monde et l’ambition, le dĂ©sir de gloire, le vide
 Lorsque l’abbĂ© CĂ©nabre, brillant intellectuel, Ă©crivain de renom, se tourne vers son enfance, il n’y voit que l’ambition de sortir d’un milieu qu’il mĂ©prise et avec lequel il dĂ©cide qu’il n’aura jamais rien en commun » OR, p. 460, un immense orgueil » et une volontĂ© qui ne pourra pas ĂȘtre pliĂ©e mais seulement brisĂ©e. Chacun de ses pas », Ă©crit le narrateur, avait Ă©tĂ© une rupture avec le passĂ© », chacun avait Ă©tĂ© aussi un progrĂšs dans le mensonge. Car [p]our mentir utilement, avec efficace et sĂ©curitĂ© plĂ©niĂšre, il faut connaĂźtre son mensonge et s’exercer Ă  l’aimer ». Ce mĂȘme orgueil qui le pousse Ă  refuser l’enfant qu’il aurait pu ĂȘtre, qu’il Ă©tait avant le choix du mensonge, en fait un prĂȘtre sans la foi », le pire des imposteurs. Pourtant, il cĂ©dera au À quoi bon ? », sinistre parole 
 au principe de tous les abandonnements » OR, p. 461. Il en arrive Ă  des gestes absurdes, que lui-mĂȘme ne s’explique pas, refuse la beautĂ© qui l’entoure et la science qui fut sa gloire ; car lorsque l’ñme est morte, plus rien ne peut vivifier l’ĂȘtre Monsieur Ouine, dont la curiositĂ© dĂ©moniaque, l’avide dĂ©sir de percer le secret des Ăąmes, a causĂ© le dĂ©sespoir et/ou la mort de plusieurs personnes, dĂ©couvre au moment de mourir non pas qu’il n’a rien, comme l’abbĂ© Chevance, mais qu’il n’est rien, qu’il est vide » [E]st-ce possible ? Je me vois maintenant jusqu’au fond, rien n’arrĂȘte ma vue, aucun obstacle. Il n’y a rien. Retenez ce mot rien ! » Mais l’ĂȘtre ne peut vivre ainsi, et Monsieur Ouine ajoute presque aussitĂŽt J’ai faim. 
 Je suis enragĂ© de faim, je crĂšve de faim. 
 On ne me remplira plus dĂ©sormais. 
 HĂ©las ! qu’eussĂ©-je partagĂ© ? Je dĂ©sirais, je m’enflais de dĂ©sir au lieu de rassasier ma faim, je ne m’incorporais nulle substance, ni bien ni mal, mon Ăąme n’est qu’une outre pleine de vent. 
 Je n’ai mĂȘme pas un remords Ă  lui jeter pour tromper sa faim 
. Au point oĂč je me trouve, il ne me faudrait pas moins de toute une vie pour rĂ©ussir Ă  former un remords. 
 Toute une vie, une longue vie, toute une enfance
 une nouvelle enfance. 
 Je ne puis dĂ©jĂ  plus rien donner Ă  personne, je le sais, je ne puis probablement plus rien recevoir non plus » Monsieur Ouine, OR, p. 1552-1555. Tant d’hommes naissent, vivent et meurent sans s’ĂȘtre une seule fois servis de leur Ăąme ». La fidĂ©litĂ© Ă  l’enfance est au contraire une fidĂ©litĂ© au don de soi et Ă  la capacitĂ© de tout recevoir sans jamais s’approprier le don reçu. C’est le miracle des mains vides » dont parle le petit curĂ© d’Ambricourt, qui permet de donner Ă  chacun ce dont il a besoin alors mĂȘme qu’on pense ne pas le possĂ©der pour soi. Il permet de faire face », selon l’expression favorite de Bernanos, Ă  la fois Ă  la monotonie du quotidien et Ă  l’extraordinaire d’évĂ©nements dĂ©routants, jusqu’au plus important de tous, la mort J’entends bien qu’un homme sĂ»r de lui-mĂȘme, de son courage, puisse dĂ©sirer faire de son agonie une chose parfaite, accomplie. Faute de mieux, la mienne sera ce qu’elle pourra, rien de plus. 
 Car l’agonie humaine est d’abord un acte d’amour. 
 Pourquoi m’inquiĂ©ter ? Pourquoi prĂ©voir ? Si j’ai peur, je dirai j’ai peur, sans honte. Que le premier regard du Seigneur, lorsque m’apparaĂźtra sa Sainte Face, soit donc un regard qui rassure ! » Journal d’un curĂ© de campagne, OR, p. 1256. Car la suave enfance monte la premiĂšre des profondeurs de toute agonie » Monsieur Ouine, OR, p. 1428. Se jetant Ă  corps perdu dans la vie, au contraire de tous ceux qui autour d’eux prĂ©fĂšrent les demi-mesures, les abdications discrĂštes, les renoncements silencieux, les enfants », les saints de l’Ɠuvre bernanosienne ne renoncent jamais, car il n’est d’autre mesure pour l’homme que de se donner sans mesure Ă  des valeurs qui dĂ©passent infiniment le champ de sa propre vie » Lettre aux Anglais, EEC, t. II, p. 58. L’épreuve les frappe comme tout un chacun, mais ils l’enveloppent en quelque sorte de la douceur de l’impuissance convaincus qu’ils ne peuvent rien par eux-mĂȘmes, ils s’en remettent Ă  Dieu et ne se prĂ©occupent pas d’ĂȘtre ou non des tĂ©moins, des modĂšles ou des objets de scandale la mort du curĂ© d’Ambricourt chez son ancien collĂšgue de sĂ©minaire, prĂȘtre dĂ©froquĂ©, malade vivant en concubinage avec une pauvre fille, son ancienne infirmiĂšre peut bien sembler dĂ©concertante aux yeux des bien-pensants, elle est le lieu oĂč le prĂȘtre accomplit pleinement sa vocation, oĂč il se rĂ©concilie » dĂ©finitivement avec lui-mĂȘme, avec cette pauvre dĂ©pouille » Journal d’un curĂ© de campagne, OR, p. 1258. Car Ce n’est pas l’épreuve qui dĂ©chire, c’est la rĂ©sistance qu’on y fait. Je me laisse arracher par Dieu ce qu’il voudrait que je lui donne. ... Certes, je n’ignore point que Dieu me veut tout entier, et j’ai toujours quelque chose Ă  lui dĂ©rober, je ruse avec lui risiblement. C’est comme si je voulais Ă©viter son regard, qu’il a si fermement posĂ© sur moi, pour toujours. Au premier signe de soumission, tout s’apaise. La douleur a retrouvĂ©, dedans, son Ă©quilibre » aoĂ»t 1918. En dĂ©finitive, nous sommes nous-mĂȘmes l’épreuve qu’il nous faut courir. Le curĂ© d’Ambricourt reconnaĂźt au moment de sa mort Il est plus facile que l’on croit de se haĂŻr. La grĂące est de s’oublier. Mais si tout orgueil Ă©tait mort en nous, la grĂące des grĂąces serait de s’aimer humblement soi-mĂȘme, comme n’importe lequel des membres souffrants de JĂ©sus-Christ » Journal, OR, p. 1258. Ces propos rejoignent ceux des Enfants humiliĂ©s, Ă©crits presque en mĂȘme temps La difficultĂ© n’est pas d’aimer son prochain comme soi-mĂȘme, c’est de s’aimer assez pour que la stricte observation du prĂ©cepte ne fasse pas tort au prochain » EEC, t. I, p. 827. Contre l’épreuve que nous sommes Ă  nous-mĂȘmes, il n’est d’autre remĂšde, pour Bernanos, que de s’en remettre Ă  Dieu de toute chose, en Ă©vitant Ă  tout prix le mĂ©pris, en ne comptant jamais que sur cette espĂšce de courage que Dieu dispense au jour le jour, et comme sou par sou » Dialogues, OR, p. 1652. Qu’importent alors les changements, les imprĂ©vus, les humiliations de toutes sortes, les choix crucifiants
 L’important est d’avancer, toujours. Les pages de Bernanos sur la beautĂ© de la route dans Monsieur Ouine en disent quelque chose Qui n’a pas vu la route Ă  l’aube, entre ses deux rangĂ©es d’arbres, toute fraĂźche, toute vivante, ne sait pas ce que c’est que l’espĂ©rance » OR, p. 1409, pense Philippe. Et cette route le pousse Ă  s’interroger sur l’importance du jour prĂ©sent “Pourquoi pas demain ? Demain, il serait trop tard. L’occasion perdue ne se retrouvera pas. À vingt-quatre heures prĂšs, se dit-il avec ivresse, on perd sa vie.” Et certaine voix caressante jamais entendue, aussi terrible dans ce matin clair que l’image de la voluptĂ© sur un visage d’enfant, soupire indĂ©finiment “Perds-la ! perds-la !” Certaine phrase, lue quelque part il ne sait oĂč, hĂ©las ! va et vient dans sa mĂ©moire avec la rĂ©gularitĂ© d’un battant d’horloge. “Qui veut sauver son Ăąme la perdra
 qui veut sauver son Ăąme
 qui veut sauver
” Zut ! » Monsieur Ouine, OR, p. 1408-1409. Philippe renonce pourtant. Blanche de la Force, la petite sƓur Blanche de l’Agonie du Christ », qui rappelle Jeanne relapse et sainte », semble dans un premier temps assez semblable dĂ©sespĂ©rant de pouvoir surmonter sa peur, elle abandonne sa communautĂ© et fuit au chĂąteau de son pĂšre. Lorsque MĂšre Marie vient la chercher, lui rappelant le vƓu de martyre qu’elle a prononcĂ©, Blanche se rĂ©fugie dans sa peur et dans le mĂ©pris qu’elle inspire. Mais le malheur 
 n’est pas d’ĂȘtre mĂ©prisĂ©e, mais seulement de se mĂ©priser soi-mĂȘme », lui rappelle la religieuse, car cela incite Ă  toutes les dĂ©missions et ouvre la porte au dĂ©sespoir, qui ferme, lui, tout avenir. Blanche, comme Jeanne, reviendra sur le moment de lassitude, de peur, de faiblesse, qui lui fit renoncer un temps non seulement Ă  la parole donnĂ©e mais Ă  la vĂ©ritĂ© qu’elles entrevoyaient. La derniĂšre Ă  l’échafaud », elle reprendra la priĂšre des carmĂ©lites guillotinĂ©es et, s’offrant d’elle-mĂȘme au bourreau, portera leur priĂšre Ă  son terme. Elle assumera alors, sans trop savoir comment, le don de la fidĂ©litĂ© d’une autre. Car la fidĂ©litĂ© au don de l’enfance, au don tout court, est essentielle non seulement pour soi mais pour autrui. Il faut voir lĂ  une consĂ©quence de la Communion des saints, dogme essentiel pour Bernanos. De mĂȘme que nous pouvons prier les uns Ă  la place des autres » Dialogues des carmĂ©lites, OR, p. 1586, de mĂȘme [o]n ne meurt pas chacun pour soi, mais les uns pour les autres, ou mĂȘme les uns Ă  la place des autres, qui sait ? » Dialogues, OR, p. 1613. La vie nous engage donc bien au delĂ  de ce que nous pourrions imaginer ou apprĂ©hender. C’est pourquoi il est essentiel, aux yeux de Bernanos, d’y faire tout son possible, dans le domaine qui est le nĂŽtre, Ă  la place oĂč Dieu nous a mis » d’autres, dont nous ne saurons peut-ĂȘtre jamais rien ici-bas, dĂ©pendent de notre fidĂ©litĂ©. Son engagement littĂ©raire, sa fidĂ©litĂ© Ă  sa vocation naissent de cette conviction. Qui ne dĂ©fend la libertĂ© de penser que pour soi-mĂȘme, en effet, est dĂ©jĂ  disposĂ© Ă  la trahir. Il ne s’agit pas de savoir si cette libertĂ© rend les hommes heureux, ou si mĂȘme elle les rend moraux. 
 Il me suffit qu’elle rende l’homme plus homme, plus digne de sa redoutable vocation d’homme, de sa vocation selon la nature, mais aussi de sa vocation surnaturelle » La France contre les robots, EEC, t. II, p. 989. Je ne me sens pas du tout la conscience du monde », explique Bernanos Ă  la fin des Enfants humiliĂ©s. Mais c’est assez dire que la petite part de vĂ©ritĂ© dont je dispose, je l’ai mise, ici, Ă  l’abri des menteurs. S’il ne dĂ©pendait que de moi, je voudrais l’enfouir encore plus profond, car c’est Ă  elle que je tiens 
. J’ai reçu ma part de vĂ©ritĂ© comme chacun de vous a reçu la sienne, et j’ai compris trĂšs tard que je n’y ajouterai rien, que mon seul espoir de la servir est seulement d’y conformer mon tĂ©moignage et ma vie. Peu de gens renient leur vĂ©ritĂ©, aucun peut-ĂȘtre
 ils se contentent de la tempĂ©rer, de l’affaiblir, de la diluer. “Ils mettent de l’eau dans leur vin”, comme cette expression populaire me paraĂźt juste, profonde ! Mais elle ne convient pas Ă  toutes les espĂšces de trahisons envers soi-mĂȘme. 
 Je comprends de plus en plus que je n’ajouterai rien Ă  la vĂ©ritĂ© dont j’ai le dĂ©pĂŽt, je ne pourrais m’en donner l’illusion. C’est moi-mĂȘme qui devrais me mettre Ă  sa mesure, car elle Ă©touffe en moi, je suis sa prison, et non pas son autel » EEC, t. I, p. 901-902. Son journal des derniĂšres annĂ©es, son agonie et sa mort À nous deux ! » lui lança-t-il au dernier moment tĂ©moignent de la fidĂ©litĂ© avec laquelle il chercha Ă  se rendre adĂ©quat Ă  cette vĂ©ritĂ©. Bibliographie Georges Bernanos, ƒuvres romanesques, PlĂ©iade, 1962, 1992 Essais et Ă©crits de combat, t. I, PlĂ©iade, 1971, 1988 t. II, PlĂ©iade, 1995 Correspondance inĂ©dite, t. I et II, Plon, 1971 t. III, Plon, 1983 Le CrĂ©puscule des vieux, Gallimard, NRF, 1956 Jean-Loup Bernanos, Georges Bernanos Ă  la merci des passants, Plon, 1986
Jeande Joinville (v.1224 - 24 décembre 1317), également connu sous le nom de Sire de Joinville, est un noble champenois et biographe de Saint Louis.. Sénéchal de Champagne et historien du rÚgne, il suit Louis IX à Aigues-Mortes et en Terre sainte lors de la septiÚme croisade.C'est en partie grùce à son témoignage que Saint Louis est canonisé en 1297.
Votre navigateur ne prend pas en charge les tags vidĂ©os. HD VOD Georges Bernanos compte parmi les grandes figures littĂ©raires du 20Ăšme siĂšcle. TĂ©moin engagĂ© dans les grands Ă©vĂ©nements de son temps, il a aussi Ă©tĂ© un lanceur d’alerte et un visionnaire. Toute sa vie durant, en France, en Espagne ou au BrĂ©sil, il combat les totalitarismes, les dĂ©rives idĂ©ologiques, le capitalisme, la sociĂ©tĂ© de consommation, les compromissions des politiques et l’instrumentalisation des peuples. Il le fait en prenant violemment position, sans jamais cĂ©der au conformisme. Le petit-fils et le petit-neveu de Bernanos, apportent un Ă©clairage nouveau sur la vie et l’oeuvre de l’écrivain le plus anticonformiste de son temps dont l’intensitĂ© des textes rĂ©sonne encore plus fortement aujourd’hui. Georges Bernanos - littĂ©rature - romancier Le DVD 15,00 € Article indisponible Paiement sĂ©curisĂ©
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Alorsque la guerre fait un retour fracassant avec l’invasion de l’Ukraine par la Russie, rappelant les heures sombres des annĂ©es 1930,
Carte mentaleÉlargissez votre recherche dans UniversalisFigure emblĂ©matique de l'Ă©crivain catholique au xxe siĂšcle – avec Claudel et Mauriac –, Bernanos ne saurait relever d'une Ă©cole littĂ©raire ou d'une tendance politique univoque. Si ses premiers romans Sous le soleil de Satan, L'Imposture, La Joie s'insĂšrent, par leur Ă©criture, dans la tradition balzacienne, ils n'en dĂ©passent pas moins les structures romanesques du xixe siĂšcle en y introduisant l'univers du surnaturel, tandis que Monsieur Ouine semble prĂ©figurer les recherches du nouveau Ă  l'histoire contemporaine, les diffĂ©rentes prises de position de son Ɠuvre politique, au premier abord contradictoires, imposent l'image d'un homme anticonformiste, libre de toute allĂ©geance Ă  une hiĂ©rarchie catholique ou Ă  un mouvement politique l'Action française. Admirateur de Drumont, qu'il appelle son vieux maĂźtre », Bernanos rĂ©cuse l'antisĂ©mitisme d'Hitler. Fervent catholique, il fustige l'Église espagnole pour son comportement pendant la guerre d'Espagne. Adepte de Maurras, il se rallie d'emblĂ©e Ă  l'appel du 18 juin 1940 lancĂ© par le gĂ©nĂ©ral de Gaulle et incarne, en AmĂ©rique latine, lors de la Seconde Guerre mondiale, l'esprit de la RĂ©sistance au moment oĂč, dans son ensemble, l'Action française soutient le marĂ©chal PĂ©tain. Monarchiste, Bernanos rejette la Terreur de 1793, mais se rĂ©clame du mouvement rĂ©volutionnaire de 1789. FonciĂšrement anticommuniste, il rĂ©prouve les excĂšs du capitalisme. Seule, une vision du monde humaniste spĂ©cifique peut rendre compte de ces de l'enfanceGeorges Bernanos naĂźt Ă  Paris, le 20 fĂ©vrier 1888, au cƓur de la RĂ©publique opportuniste » 1879-1899, qui avait progressivement Ă©tabli un rĂ©gime rĂ©publicain et promulguĂ© une lĂ©gislation anticlĂ©ricale opposĂ©e aux valeurs de l'Ancien rĂ©gime, monarchiste et catholique, auxquelles adhĂ©raient ses parents. Son ascendance – espagnole et lorraine par son pĂšre tapissier-dĂ©corateur Ă  Paris, berrichonne par sa mĂšre paysanne – devait exercer sur lui une profonde veut dĂ©couvrir le secret de sa vocation dĂ©crivain doit se pencher sur son enfance, oĂč prennent naissance les sources d'une crĂ©ation littĂ©raire, qui s'est accomplie sur une pĂ©riode relativement brĂšve 1926-1948 J'ignore pour qui j'Ă©cris, mais je sais pourquoi j'Ă©cris. J'Ă©cris pour me justifier. – Aux yeux de qui ? – Je vous l'ai dĂ©jĂ  dit, je brave le ridicule de vous le redire. Aux yeux de l'enfant que je fus. » Les Enfants humiliĂ©s. L'enfance de Bernanos est, en effet, le temps et le lieu d'une expĂ©rience privilĂ©giĂ©e la prise de conscience de la nĂ©cessitĂ© de vivre une foi chrĂ©tienne authentique. DispensĂ©e par ses parents, puis dans des Ă©tablissements religieux – Ă  Paris et en province – au cours de ses Ă©tudes secondaires, l'Ă©ducation catholique transmet Ă  Bernanos une foi qui ne se rĂ©duit en aucune maniĂšre au respect traditionnel d'un code moral imposĂ©, mais se rĂ©vĂšle, au contraire, ĂȘtre l'adhĂ©sion de l'ĂȘtre entier Ă  une personne au Dieu sensible au cƓur » de sa vie, dans ses romans inspirĂ©s par Balzac, dĂ©couvert et lu avec passion Ă  l'Ăąge de treize ans comme dans ses essais politiques – oĂč il veut porter tĂ©moignage par fidĂ©litĂ© Ă  Drumont, dont son pĂšre Ă©tait un fervent lecteur –, Bernanos cherchera Ă  transmettre, par le langage, une expĂ©rience de et monarchiste par tradition familiale, il n'est pas homme Ă  sĂ©parer la pensĂ©e de l'action. Menant de front, Ă  Paris, licence en droit et licence Ăšs lettres, entre 1906 et 1913, il milite activement dans les rangs des camelots du roi de l'Action française, au point d'ĂȘtre arrĂȘtĂ© par la police au cours d'une manifestation, et condamnĂ© Ă  cinq jours de prison Ă  la SantĂ©, en mars 1909. RĂ©formĂ© pour raison de santĂ© en 1911, il parvient, en aoĂ»t 1914, Ă  se faire admettre au sein du 6e rĂ©giment de Dragons, engagĂ© au front. Il est blessĂ© en 1918 et reçoit la Croix de de la Grande Guerre et des souffrances assumĂ©es dans les tranchĂ©es, Sous le soleil de Satan rĂ©pond Ă  une volontĂ© de rendre au langage – dĂ©naturĂ© par de multiples formes de mensonges au cours des annĂ©es de guerre et d'aprĂšs-guerre – sa vĂ©ritĂ©, en lui donnant mission d'Ă©voquer la rĂ©alitĂ© la plus haute et la plus pure Ă  laquelle puisse accĂ©der l'homme la saintetĂ©. Le succĂšs inattendu de ce premier roman, publiĂ© en mars 1926, incite Bernanos Ă  abandonner sa profession d'inspecteur [...]1 2 3 4 5 
pour nos abonnĂ©s, l’article se compose de 5 pagesÉcrit par docteur Ăšs lettres, diplĂŽmĂ© de l'Institut d'Ă©tudes politiques de Paris, critique de cinĂ©maClassificationLittĂ©raturesÉcrivainsÉcrivains europĂ©ensÉcrivains de langue françaiseÉcrivains françaisAutres rĂ©fĂ©rences BERNANOS GEORGES 1888-1948 » est Ă©galement traitĂ© dans ČEP JAN 1902-1974Écrit par Milan BURDA ‱ 982 mots NĂ© en 1902 en Moravie dans une famille paysanne pauvre, Jan Čep est un des reprĂ©sentants les plus importants de la littĂ©rature spiritualiste tchĂšque d'inspiration catholique du xx e siĂšcle. AprĂšs le baccalaurĂ©at, obtenu en 1922, il entre Ă  l'universitĂ© Charles de Prague, oĂč il Ă©tudie le tchĂšque, l'anglais et le français. Il ne termine pas ses Ă©tudes et, pendant l'annĂ©e 1926, il collabore Ă  l'acti [
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Ilest l'arriÚre-petit-fils de Georges Bernanos, ce grand écrivain chrétien, cette belle ùme éprise de liberté que, malgré son gaullisme, le Général n'était pas parvenu à attacher à son char. Combattant courageux et blessé lors de la Grande Guerre, d'abord proche de l'Action française, puis adversaire du fascisme, Bernanos était certes un rebelle, mais sa rébellion, était

Georges Bernanos RFL. Il n’est pas possible de clore l’histoire des ComitĂ©s de la France Libre Ă  l’étranger de 1940 Ă  1944, sans Ă©voquer la mĂ©moire de Georges Bernanos dont le nom reste attachĂ© Ă  l’esprit de rĂ©volte et de rĂ©sistance qui anima ces ComitĂ©s. Georges Bernanos fut en Ă©troit contact avec le ComitĂ© Central du BrĂ©sil, prenant, Ă  certaines discussions, la part active qui convenait Ă  son tempĂ©rament et Ă  ses convictions. Mais son influence s’étendit bien au delĂ  des frontiĂšres du BrĂ©sil le ComitĂ© de Rio de Janeiro assurait les liaisons entre Bernanos et les journaux de la F. L. dans le monde ou avec les ComitĂ©s qui publiaient un peu partout ses articles retentissants. À les relire, on revit le passĂ© qui commençait Ă  s’estomper, On revoit les chemins parcourus, on retrouve ces propos qui ont conservĂ© tout leur sens, toute leur vĂ©ritĂ© Ce dĂ©sastre est unique dans notre histoire, Ă©crivait-il en juin 1940, il faut que la rĂ©paration le soit aussi. Elle le sera. Nous allons reprendre notre tĂąche, recommencer par le commencement
 puisque nous n’avons pu user la guerre allemande, nous userons la paix allemande, nous mettrons le temps qu’il faudra
 ». Chemin de la Croix des Âmes, p. 25, article paru dans O Jornal » Ă  Rio de Janeiro. Son ardeur, cependant, ne lui fait pas oublier les contingences humaines ; alors que tout est perdu, que la plupart des ĂȘtres s’abandonnent, s’il reste confiant dans la victoire finale, il sait aussi qu’à son approche beaucoup d’hĂ©sitants voleront Ă  son secours. Et en juillet 1940, il Ă©crit Ă  un Ambassadeur de France Je ne vous demande pas, Monsieur l’Ambassadeur, d’approuver mes campagnes. Ne les approuvez pas, dĂ©sapprouvez-les mĂȘme. En tolĂ©rant seulement, vous vous rĂ©servez la possibilitĂ© de les utiliser le moment venu. Le moment viendra. » Chemin de la Croix des Âmes, page 32. Le secret de son attitude, il le dĂ©voile lui-mĂȘme en Ă©crivant sa conviction. La France n’acceptera pas la honte
 Mon pays ne se relĂšvera pas, ne se retrouvera pas aprĂšs la victoire, il faut, qu’il se retrouve avant – il faut qu’il se sauve lui-mĂȘme, alors qu’il en est temps encore. » Lettre aux Anglais, page 94. J’appartiens Ă  une gĂ©nĂ©ration qui a donnĂ© deux millions d’hommes Ă  l’honneur et Ă  la patrie. Rien – rien – rien, ne nous empĂȘchera maintenant de remplir notre devoir non seulement envers la France, mais encore envers toute une civilisation menacĂ©e, moins par la force que par le mensonge – rien ne nous empĂȘchera de remonter, de responsables en responsables, jusqu’aux premiers responsables, ceux Ă  qui nous pourrons demander Qu’avez-vous fait de l’honneur de la Patrie ? » Chemin de la Croix des Âmes, page 55, article paru en octobre 1940. En dĂ©cembre 1940, dans son bulletin n° 5, le ComitĂ© de Buenos-Aires publiait un article oĂč Georges Bernanos dĂ©finissait ainsi le sens, la raison d’ĂȘtre des ComitĂ©s de la France Libre Ă  l’étranger. Ce bulletin n’est pas un journal comme les autres, ou plutĂŽt ce n’est pas un journal du tout, c’est une entreprise commune, une maison ouverte Ă  tous, comme n’importe quelle maison de nos villages et qui ne se distinguerait pas des autres s’il n’y flottait le drapeau tricolore. Y entre qui veut, pourvu qu’il ait au cƓur le sens de l’honneur français, qu’il ait compris, une fois pour toutes, que l’honneur d’Un peuple est le capital des morts dont les vivants n’ont que l’usufruit
 
 Il n’y a qu’un seul honneur pour tout le monde et devant la politique du ComitĂ© de Vichy, le sentiment est le mĂȘme qu’on l’exprime en style noble ou en langage vulgaire. Qu’on dise C’est infĂąme» ou C’est dĂ©gueulasse » qu’importe. Je ne veux plus croire qu’à l’honneur français. L’honneur ne s’enseigne pas et tous les gĂ©nies littĂ©raires du monde ne rĂ©ussiraient pas Ă  le donner Ă  qui en manque, Ă  le retirer Ă  qui le possĂšde, Ă  qui le porte dans sa chair et dans son sang. Je ne crois plus qu’à l’honneur français et – rĂ©ellement – je ne vis plus que pour le venger. » En mars 1943, peinĂ© et déçu des difficultĂ©s anglo-amĂ©ricaines qu’il rencontre pour faire paraĂźtre un article, Georges Bernanos Ă©crit Voici mon article pour La Marseillaise. Le dernier avait Ă©tĂ© d’abord censurĂ©, puis il a paru aprĂšs quelques modifications. Je me dĂ©cide Ă  Ă©crire celui-ci aprĂšs avoir reçu deux cĂąbles de Londres. Jamais je n’ai mieux et plus profondĂ©ment senti l’humiliation de la France, et le tort immense fait Ă  notre dignitĂ© et Ă  notre honneur par les bien-pensants de Vichy. Jamais je n’ai mieux compris le service rendu par des gens comme vous. » Mais en juin 1943, devant le dĂ©roulement des Ă©vĂ©nements, Bernanos ne peut s’empĂȘcher de clamer Ă  nouveau la ferveur de son idĂ©al. Français, on nous somme d’oublier. ce qui nous divise, il ne faudrait pas qu’au terme de cet effort, nous finissions par nous oublier nous-mĂȘmes. Français, si nous voulons repartir vers l’avenir, il est indispensable de choisir dans le passĂ©, un point de rassemblement. Eh bien, l’Histoire de France vous attend tous, au seuil du 18 Juin 1940. VoilĂ  ce que je voulais vous dire. Pour l’Histoire, ce jour n’est pas celui de l’armistice, l’armistice est un fait Ă©norme et sans valeur inutilisable pour elle, un gigantesque fƓtus, gros comme une montagne. Le 18 Juin 1940 est ce jour oĂč un homme prĂ©destinĂ© – que vous l’eussiez choisi ou non, qu’importe, l’Histoire vous le donne – oĂč cet homme a, d’un mot qui annulait la dĂ©route, maintenu la France dans la guerre. Français, ceux qui essaient de, vous faire croire que ce jour et cet homme n’appartiennent pas Ă  tous les Français se trompent ou vous trompent. » MalgrĂ© toute son ardeur, son enthousiasme, il ne cherche pas Ă  se tromper, lui-mĂȘme ou Ă  tromper ses amis, et il s’exprime avec ce ton familier et dĂ©sabusĂ© qui marquait souvent ses propos RĂ©conciliation est un grand motet on en a plein la bouche
 Je sais parfaitement que la RĂ©conciliation devra se faire. Je sais parfaitement qu’elle se fera aux dĂ©pens des hommes sincĂšres, en faveur des attentistes et des combinards. Telle est la loi de l’Histoire, et nous n’y changerons rien. Mais notre rĂŽle est prĂ©cisĂ©ment de retarder ce dĂ©nouement inĂ©vitable jusqu’au jour oĂč, par notre effort et notre exemple, la France effondrĂ©e de l’armistice aura retrouvĂ© assez d’honneur pour pouvoir en perdre sans grand dommage. » Et en 1945, les hostilitĂ©s Ă©tant terminĂ©es, c’est en ces termes que Bernanos rendait hommage Ă  l’action des ComitĂ©s Vous avez bien servi la France. Je dis la France, celle d’hier et celle de demain, la France Immortelle. Car cette France d’aujourd’hui Ă  laquelle nous appartenons, premiĂšrement par la chair, puisque nous y sommes nĂ©s, que nous n’avons pas encore achevĂ© d’y mourir, elle est la France, certes, mais une France oĂč se trouvent Ă©troitement mĂȘlĂ©s le bon et le mauvais, le pĂ©rissable et l’impĂ©rissable. De la France d’aujourd’hui, vous vous ĂȘtes efforcĂ©s de servir la part impĂ©rissable. Ce service ne va pas sans dĂ©ception. Vous avez acceptĂ© ces dĂ©ceptions par avance. La France pĂ©rissable, celle des combinaisons politiques et des partis, destinĂ©e Ă  disparaĂźtre, en mĂȘme temps que les gĂ©nĂ©rations qui la constituent, vous aurait demandĂ© beaucoup moins de sacrifices pour de considĂ©rables profits ; n’importe, les Ă©vĂ©nements vous ont donnĂ© raison, ils ont donnĂ© raison Ă  vous et Ă  l’honneur. » Cela devrait clore le dĂ©bat. J. H. Extrait de la Revue de la France Libre, n° 126, juin 1960. PrĂ©sencede Bernanos, L’invincible espĂ©rance. Nous achevons ici le rĂ©cit de la vie engagĂ©e et nomade de l'Ă©crivain. Il a 50 ans en 1938 quand il dĂ©cide de s'expatrier, deux mois avant cet Ă©vĂ©nement fatidique qu'il va appeler" la honte de Munich", prĂ©ludant Ă  la guerre de 1939-1945. Il lui reste seulement dix ans Ă  vivre dont sept Synopsis Figure littĂ©raire majeure du XXe siĂšcle et tĂ©moin engagĂ© dans les grands Ă©vĂšnements de son temps, Georges Bernanos a aussi Ă©tĂ© un lanceur d’alerte et un visionnaire. Toute sa vie durant, il combat les totalitarismes, les dĂ©rives idĂ©ologiques, le capitalisme, la sociĂ©tĂ© de consommation, les compromissions des politiques et l’instrumentalisation des peuples. Il le fait en prenant violemment position, sans jamais cĂ©der au conformisme. Le petit-fils et le petit neveu de Bernanos apportent un Ă©clairage nouveau sur l’écrivain le plus anticonformiste de son temps, dont l’intensitĂ© des textes rĂ©sonne encore aujourd’ et distributionPropos Une coproduction Real Productions - France TĂ©lĂ©visions - STM WĂ©o - Pictanovo Avec le soutien de la RĂ©gion des Hauts-de-France, en partenariat avec le CNC et la ville de Fressin. Production exĂ©cutive au BrĂ©sil Pedro Rosa _ EmbaĂčba 7GĂ©nĂ©rique dĂ©taillĂ© 10Mentions techniquesCourt-mĂ©trageSous-genres Documentaire de crĂ©ation, PortraitThĂšmes LittĂ©rature, LibertĂ©, HistoireLangue de tournage FrançaisAutre pays coproducteur FranceNationalitĂ© 100% français FranceAnnĂ©e de production 2019DurĂ©e 52 min 30 secondesFormats de production HD-CAMType de couleurs Couleur et noir & blanc CettediversitĂ© ne nous empĂȘchera pas de nous retrouver autour des grands principes qui nous rassemblent depuis la premiĂšre Ă©dition en 2009 : proposer un théùtre de troupe, mettant au cƓur de son projet les acteurs et les textes, et se voulant gĂ©nĂ©reux, convivial et ouvert Ă  tous. Le plateau Jean Vilar est ouvert ! 1789 - Théùtre du soleil : 13, 16, 19, 22 et 25 aoĂ»t L'Echange Vos programmes Hauts-de-France direct Nord-Pas-de-Calais Programme national 19/08 360 min direct Picardie Programme national 19/08 360 min En ce moment L'info Nos programmes Les matinales Élections lĂ©gislatives 2022 Elections lĂ©gislatives 2022 - Hauts-de-France Elections lĂ©gislatives 2022 - Picardie Elections lĂ©gislatives 2022 - Hauts-de-France Elections lĂ©gislatives 2022 - Picardie Elections lĂ©gislatives 2022 - Hauts-de-France Elections lĂ©gislatives 2022 - Picardie Elections lĂ©gislatives 2022 - Picardie Elections lĂ©gislatives 2022 - Hauts-de-France Elections lĂ©gislatives 2022 - Picardie Elections lĂ©gislatives 2022 - Hauts-de-France Elections lĂ©gislatives 2022 - Picardie Elections lĂ©gislatives 2022 - Hauts-de-France Toute l'information autour de chez vous Accueil Hauts-de-France Programmes

Bernanos1 : Nouvelle histoire de Mouchette. Nouvelle histoire de Mouchette est la derniĂšre grande Ɠuvre romanesque de Bernanos (son ultime roman, Monsieur Ouine, publiĂ© au BrĂ©sil pendant la guerre, est de son propre aveu un livre moins achevĂ©). L’adjectif « Nouvelle » du titre renvoie au fait que, dans le premier roman de Bernanos, Sous le soleil de Satan (1926), un

TĂ©lĂ©chargements totaux5592738925622253188613690 487Balzac, HonorĂ© de - L'Élixir de longue vie11000002 488Bossuet, Jacques-BĂ©nigne - Sermon sur la mort et briĂšvetĂ© de la vie00200002 489Boylesve, RenĂ© - La leçon d'amour dans un parc10100002 490Constant, Benjamin - Adolphe00000022 491Doyle, Arthur Conan - Une Étude en rouge00100012 492Doyle, Arthur Conan - Le Signe des quatre00100012 493Doyle, Arthur Conan - La VallĂ©e de la peur01100002 494Doyle, Arthur Conan - La Figure jaune00110002 495Doyle, Arthur Conan - L'EmployĂ© de l'agent de change00110002 496Doyle, Arthur Conan - Le Gloria-Scott»00110002 497Doyle, Arthur Conan - Le Rituel des Musgrave00110002 498Doyle, Arthur Conan - Un estropiĂ©00110002 499Doyle, Arthur Conan - Le Malade Ă  demeure00110002 500Doyle, Arthur Conan - L'InterprĂšte grec00110002 501Doyle, Arthur Conan - Le TraitĂ© naval00110002 502Doyle, Arthur Conan - Le ProblĂšme final00110002 503Doyle, Arthur Conan - La Cycliste solitaire00110002 504Doyle, Arthur Conan - Peter le Noir10100002 505Doyle, Arthur Conan - Les Trois Étudiants00110002 506Doyle, Arthur Conan - Le Pince-Nez en Or00110002 507Doyle, Arthur Conan - Les Trois pignons00110002 508Doyle, Arthur Conan - Le Soldat blanchi00110002 509Doyle, Arthur Conan - Le Marchand de couleur retirĂ© des affaires00110002 510Doyle, Arthur Conan - La Pensionnaire voilĂ©e00110002 511Doyle, Arthur Conan - L'Aventure de Shoscombe Old Place00110002 512Gaboriau, Emile - Les Gens de bureau00000112 513La Fontaine, Jean de - Fables Livre I Illustrations par Gustave DorĂ©10000012 514Loti, Pierre - Figures et choses qui passaient10010002 515MallarmĂ©, StĂ©phane - PoĂ©sies10100002 516Marot, ClĂ©ment - L'adolescence clĂ©mentine - La suite de l'adolescence clĂ©mentine10100002 517MĂ©rimĂ©e, Prosper - Chronique du rĂšgne de Charles IX01010002 518Nerval, GĂ©rard de - Promenades et souvenirs00110002 519Rousseau, Jean-Jacques - Les RĂȘveries du promeneur solitaire10000012 520Saint-ExupĂ©ry, Antoine de - Vol de nuit10100002 521Saint-ExupĂ©ry, Antoine de - Le Petit Prince11000002 522SĂ©gur, Mme la Comtesse de - Les Malheurs de Sophie01100002 523Shelley, Mary - Frankenstein ou le PromĂ©thĂ©e moderne01100002 524Stendhal - Le Coffre et le Revenant00110002 525Stevenson, Robert Louis - L'Étrange Cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde - Traduction par ThĂ©o Varlet00000022 526Stoker, Bram - Dracula00000022 527Verne, Jules - Voyage au centre de la Terre00000022 528Verne, Jules - Gil Braltar00110002 529Wilde, Oscar - Le Portrait de Dorian Gray01100002 530Saint-ExupĂ©ry, Antoine de - Terre des hommes00100102 531SĂ©gur, Mme la Comtesse de - Les Petites filles modĂšles01100002 532Erckmann-Chatrian - L'Ami Fritz00100012 533FĂ©val, Paul - La FĂ©e des grĂšves00010012 534Zweig, Stefan - Le Joueur d'Ă©checs00100012 535Gaboriau, Emile - La Corde au cou00000022 536Alighieri, Dante - La Divine ComĂ©die - Tome I - L'Enfer00100012 537Shakespeare, William - Macbeth10000102 538Dumas, Alexandre - Le Comte de Moret - Tome I00101002 539Dickens, Charles - Les Conteurs Ă  la ronde00001012 540Leblanc, Maurice - Les Milliards d'ArsĂšne Lupin00001012 541Abbott, Edwin A. - Flatland00100012 542Dickens, Charles - BarnabĂ© Rudge - Tome II00011002 543Leblanc, Maurice - La Demeure mystĂ©rieuse00001012 544Daudet, Alphonse - Le Nabab10000102 545Voutcho, Vouk - Contes Ă  dormir debout L'homme libre en chute libre Cinq soties - Premier jour d'apocalypse. La roulette russe. Un pyromane en Corse. Apprivoiser la tragĂ©die. L'enfer se trouve sur l'autre rive. - Contes de fĂ©es de la vie ordinaire - Le fossile vivant. TraitĂ© de l'immortalitĂ© - Trois fables d'amour - Conte moral. Le regard assassin. Un sujet 546TolstoĂŻ, LĂ©on - La Guerre et la Paix - Tome I00100012 547DostoĂŻevski, FĂ©dor MikhaĂŻlovitch - Les Pauvres gens00110002 548Bernanos, Georges - Nouvelle histoire de Mouchette00002002 549MĂ©rimĂ©e, Prosper - Lokis - Le manuscrit du professeur Wittembach00010012 550Bergson, Henri - Le Rire - Essai sur la signification du comique01100002 551Londres, Albert - Chez les fous00100012 552Bernanos, Georges - Monsieur Ouine00002002 553Fabre, Jean-Henri - Nouveaux souvenirs entomologiques - Livre II00101002 554FĂ©val, Paul - Les Habits Noirs - Tome I00100012 555Bernanos, Georges - L'Imposture00002002 556Bernanos, Georges - La Joie00002002 557Kafka, Franz - Le ProcĂšs00101002 558Barrucand, Victor - La vie vĂ©ritable du citoyen Jean Rossignol - Vainqueur de la Bastille et GĂ©nĂ©ral en Chef des ArmĂ©es de la RĂ©publique dans la guerre de VendĂ©e - 1759-180200110002 559Leroux, Gaston - Le Capitaine Hyx - Aventures effroyables de M. Herbert de Renich - Tome I00001012 560Galland, Antoine - Les Mille et une nuits - Tome deuxiĂšme10001002 561FĂ©val, Paul - L'Arme invisible - Les Habits Noirs - Tome IV01010002 562Cauvain, Henry - Maximilien Heller00001012 563Leroux, Gaston - L'Épouse du soleil00001012 564Leroux, Gaston - Quelques Nouvelles terrifiantes Le DĂźner des bustes - La Hache d'or - L'Auberge Ă©pouvantable - Le NoĂ«l du petit Vincent-Vincent - Not' Olympe - La Femme au collier de velours10000012 565Du Boisgobey, FortunĂ© - La Main froide00000112 566Lamartine, Alphonse de - Graziella00101002 567Malot, Hector - Sans famille10000012 568Galland, Antoine - Les Mille et une nuits - Tome troisiĂšme10001002 569Leblanc, Maurice - La Femme aux deux sourires00001012 570Aimard, Gustave - Le Chercheur de pistes00200002 571Doyle, Arthur Conan - Le Monde perdu - Les Exploits du professeur Challenger00000112 572Ivoi, Paul d - Les Cinq sous de LavarĂšde - Voyages excentiques Volume I10000012 573Leblanc, Maurice - Victor, de la brigade mondaine10000012 574Charnay, DĂ©sirĂ© - Madagascar Ă  vol d'oiseau - Édition illustrĂ©e00110002 575LittrĂ©, Émile - Dictionnaire LittrĂ© 1860-187620000002 576Verne, Jules - GĂ©ographie illustrĂ©e de la France et de ses colonies00200002 577Stevenson, Robert Louis - EnlevĂ© ! ou Les Aventures de David Balfour - Volume I01000102 578FĂ©val, Paul - Les Compagnons du trĂ©sor - Les Habits Noirs - Tome VII10000012 579AcadĂ©mie française - Dictionnaire de l'AcadĂ©mie française de 1932-35 8e Ă©dition10100002 580Gaboriau, Emile - Le Dossier 11300000022 581Ibsen, Henrik - Peer Gynt00200002 582Conrad, Joseph - Jeunesse - Le Coeur des tĂ©nĂšbres00000022 583Lovecraft, Howard Phillips - Le Monstre sur le seuil00001012 584Mansfield, Katherine - La Garden-party et autres nouvelles00101002 585Rabearivelo, Jean-Joseph - Imaitsoanala, Fille d'oiseau00110002 586ComitĂ© de Madagascar - Bulletin du ComitĂ© de Madagascar - 3Ăšme annĂ©e - n°1 - juillet 189700110002
GeorgesBernanos (1888-1948). Une Ɠuvre, un homme, une vie ! Homme libre, colĂ©rique et Ă©reintant. Rarement Ă©crivain aura assumĂ© jusque dans l’exil, la misĂšre et la solitude extrĂȘme, ses prises de
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